Enseigner une culture étrangère, 2

Mais NOUS (oui parce que nous, nous savons tout, nous sommes polis et nous mangeons très bien !!) qu’en est-il de notre rapport à l’espace, de notre façon de bouger notre corps, de notre façon de parler, de notre perception de « l’autre » ?

Toutes ces choses qui nous ont toujours semblé si naturelles. A tel point qu’on ne s’est jamais interrogé pour savoir si elles étaient naturelles ou culturelles.

Et puis, en changeant de culture, nous voilà complètement déstabilisé, en pleine perte de repères parce que d’autres gens se comportent (apparemment sans même y penser) d’une façon totalement différente, incompréhensible, voire parfois choquante.

Qu’en est-il tout simplement de la façon de dire bonjour par exemple ?

Non, ce n’est pas de partout sur terre qu’on saute au cou des gens pour leur bisouiller les joues. On leur serre la main ? Pas de partout non plus.

Alors on fait quoi ?

Et bien ça dépend. Et c’est là que les choses se compliquent (surtout si vous avez déjà collé vos deux bises claquantes à votre interlocuteur, là vous est dans la zone très très rouge du « raté interculturel »). Et oui, ça dépend de plein de choses.

Posez-vous quelques secondes. Pourriez-vous expliquer en 2 ou 3 phrases quelles sont les règles de salutation en France ?

Hm… Pas si évident que cela. Et pour cause, entrent en piste la culture, la dimension culturelle de la relation à l’autre, la gestion hiérarchique (ou pas) des âges, des sexes, le type d’interaction (avec des amis, au travail, avec quelqu’un qu’on connaît très bien ou pas, plus jeune, plus vieux, un homme ou une femme…), peut-être même des spécificités régionales…

Tout ça en quelques phrases, ça va être difficile, très difficile à verbaliser, à dire tout simplement.

Vous commencez à mieux sentir pourquoi réaliser que nous sommes pleins de codes culturels, comprendre ses propres codes culturels et pouvoir les relativiser est important…

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